Coopérer pour transformer l’économie française

Papier paru dans le cercle des échos le 18 juin 2012

Si la France ne transforme pas en profondeur son économie, la crise financière sonne le démarrage de crises à répétition. Cette transformation ne sera pas le résultat de mesures techniques, mais d’un changement radical d’état d’esprit, de comportement, de savoir-faire de la part de tous les acteurs car les économies du futurs seront des économies de la coopération.

Alors que nous vivons une des crises financières les plus graves de l’histoire qui contamine l’ensemble des activités économiques, nous avons toujours devant nous les murs épais contre lesquels un jour où l’autre notre course aveugle et effrénée à la croissance bonheur va s’écraser : le vieillissement, la santé publique, la dépendance, la pollution. Nos élites emploient une méthode qui semble empruntée à la caserne des pompiers du VIIIème arrondissement de Paris, qui consiste à parer au plus pressé : « faire des économies » ou plutôt limiter les dépenses au strict nécessaire, ce qui entraîne, , malgré tout, des déficits. En effet, au cours de la campagne présidentielle qui vient de s’achever, n’avons-nous pas eu des débats de comptables sur des montants qui compte-tenu des murs qui sont devant nous ne peuvent qu’augmenter, même si la proportion mérite d’être maîtrisée ?

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Point de vue : Copenhague est derrière nous et le développement durable devant nous…

La croissance de la richesse provient d’une croissance de la production de biens et de services réalisée de 2 manières qui peuvent être combinés : une croissance des outputs due à la croissance des moyens de production, notamment de la population active, et une croissance résultant de gains de productivité, c’est à dire d’une amélioration du savoir-faire local et global de l’industrie. La croissance de la production peut résulter non pas d’une croissance du nombre de biens ou de services produits, mais par une augmentation de la qualité et du niveau de service rendu associés à un bien ou un service, ce qui se traduit par une augmentation de prix. La théorie économie considère que cette production est totalement achetée car correspondant au niveau d’utilité attendu par les consommateurs.

Chaque agent économique essaie à son niveau d’augmenter sa richesse soit en accroissant ses facteurs de production, soit en accroissant sa productivité. La croissance du PIB donne une indication de la répartition de l’accroissement de la richesse. Les économies étant des systèmes complexes, elles n’évoluent pas manière linéaire, mais par à-coups, les crises qui constituent des phases brutales d’adaptation, afin que la condition, « la production est  totalement achetée », reste vraie.

Dans les pays de l’Europe de l’ouest la croissance est molle, est elle est inégalement répartie. La tendance historique est de capter l’accroissement de richesse des agents en produisant des biens et services dont le niveau de qualité s’accroît, ce qui justifie l’accroissement des prix,  bien que depuis peu on voit émerger les modèles d’affaire low-cost qui mises sur la quantité de biens et de services produites.

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Le développement durable un enjeu du présent et de l’avenir

Bien que devenu un champ d’activités complexes, le projet du développement durable peut être résumé par la phrase «[C’est] Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.»

Il s’appuie sur 3 piliers majeurs – le Social, l’environnement et l’économie qui s’autoalimentent l’un, l’autre. Il a pour objectif un développement maîtrisé des sociétés humaines en apportant bien-être et justice sociale.

Dans un contexte de changement climatique, de menaces sur la biodiversité, de mondialisation qui est ressentie comme une oppression par une partie des acteurs, c’est un chemin qui s’avère difficile non seulement pour répondre de manière satisfaisantes à ces enjeux, mais également pour conserver l’équilibre entre développement économique, bien être social et préservation de l’environnement.

D’ailleurs, certains parlent de durabilité faible qui est un développement durable au mieux, même si les objectifs de certains piliers ne sont pas atteints, par opposition à la durabilité forte qui exige la réalisation de l’ensemble des objectifs.

Le champ d’action du développement durable inclut le domaine de la production de l »énergie, de la maîtrise des déchets, de la construction d’habitats en harmonie avec l’environnement, mais pas seulement, il a déjà envahit l’industrie automobile avec la voiture électrique, les moteurs à faible consommation de carburant, la recyvclabilité des véhicules. Il a également envahit l’industrie électronique avec des puces moins consommatrices d’energie et davantage recyclable. Mais encore l’industrie chimique, l’industrie agroalimentaire,… en y regardant de plus près, le developpement durable affecte l’ensemble des industries.
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