Coopérer pour transformer l’économie française

Papier paru dans le cercle des échos le 18 juin 2012

Si la France ne transforme pas en profondeur son économie, la crise financière sonne le démarrage de crises à répétition. Cette transformation ne sera pas le résultat de mesures techniques, mais d’un changement radical d’état d’esprit, de comportement, de savoir-faire de la part de tous les acteurs car les économies du futurs seront des économies de la coopération.

Alors que nous vivons une des crises financières les plus graves de l’histoire qui contamine l’ensemble des activités économiques, nous avons toujours devant nous les murs épais contre lesquels un jour où l’autre notre course aveugle et effrénée à la croissance bonheur va s’écraser : le vieillissement, la santé publique, la dépendance, la pollution. Nos élites emploient une méthode qui semble empruntée à la caserne des pompiers du VIIIème arrondissement de Paris, qui consiste à parer au plus pressé : « faire des économies » ou plutôt limiter les dépenses au strict nécessaire, ce qui entraîne, , malgré tout, des déficits. En effet, au cours de la campagne présidentielle qui vient de s’achever, n’avons-nous pas eu des débats de comptables sur des montants qui compte-tenu des murs qui sont devant nous ne peuvent qu’augmenter, même si la proportion mérite d’être maîtrisée ?

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Le G20. Pourquoi pas un ratio solvabilité des états tenant compte des risques environnementaux et sociaux ?

Alors que le monde des affaires et du travail ressent encore l’ébranlement de la crise financière, les dirigeants des grands pays de la planète affichent la joie partagée d’avoir évité qu’elle ait pris une ampleur comparable à celle de 1929. Bien qu’un certain nombre de déséquilibres persistent et font craindre le retour de l’inflation, voire […]

Point de vue : Copenhague est derrière nous et le développement durable devant nous…

La croissance de la richesse provient d’une croissance de la production de biens et de services réalisée de 2 manières qui peuvent être combinés : une croissance des outputs due à la croissance des moyens de production, notamment de la population active, et une croissance résultant de gains de productivité, c’est à dire d’une amélioration du savoir-faire local et global de l’industrie. La croissance de la production peut résulter non pas d’une croissance du nombre de biens ou de services produits, mais par une augmentation de la qualité et du niveau de service rendu associés à un bien ou un service, ce qui se traduit par une augmentation de prix. La théorie économie considère que cette production est totalement achetée car correspondant au niveau d’utilité attendu par les consommateurs.

Chaque agent économique essaie à son niveau d’augmenter sa richesse soit en accroissant ses facteurs de production, soit en accroissant sa productivité. La croissance du PIB donne une indication de la répartition de l’accroissement de la richesse. Les économies étant des systèmes complexes, elles n’évoluent pas manière linéaire, mais par à-coups, les crises qui constituent des phases brutales d’adaptation, afin que la condition, « la production est  totalement achetée », reste vraie.

Dans les pays de l’Europe de l’ouest la croissance est molle, est elle est inégalement répartie. La tendance historique est de capter l’accroissement de richesse des agents en produisant des biens et services dont le niveau de qualité s’accroît, ce qui justifie l’accroissement des prix,  bien que depuis peu on voit émerger les modèles d’affaire low-cost qui mises sur la quantité de biens et de services produites.

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La Crise ! Le monde comme il va !? Vers le développement durable !

Une façon de voir l’économie mondiale est de considérer des agents économiques, les pays, échangeant des flux de biens et de services et des flux financiers. Les flux de biens et de services sont constitués des importations et des exportations de chaque pays. Une première catégorie des flux financiers est constitués des paiements des échanges internationaux, ils vont alors en ses contraire des flux de biens et de services. Les bilans de ces flux sont les balances commerciales de chaque état qui font état de surplus ou de déficits.
Une seconde catégorie de flux sont les financements permettant de financer les déficits commerciaux. Ces flux proviennent de pays dont les systèmes bancaires sont évolués, vers les pays présentant des déficits commerciaux, et génère en sens inverse des flux de services de la dette.

Une troisième catégorie de flux financiers sont les investissements participant à l’extension des actifs d’un pays. Ils vont vers des pays favorables à générer des retours sur investissements auxquels ils contribuent à la croissance.

Une quatrième catégorie de flux financiers sont ceux entre entités financières permettant de maîtriser les risques des flux financiers, et ainsi intervenir dans des projets complexes, par définition risqués.

On entrevoit l’intrication de tous ces flux et les rôles qu’ils ont les uns par rapport aux aux autres. Les flux financiers permettent de réguler, c’est à dire d’accélérer ou de freiner, les flux de biens et de services entre les états.  En effet, un état ne peut importer qu’à concurrence de ses exportations, autrement il devra se refinancer. S’il se construit, il trouvera des investisseurs convaincus que, dans le futur, sa richesse s’accroitra probablement. Autrement il devra limiter ses importations.

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La question de la gestion des déchets reste ouverte

Pourquoi faut-il se préoccuper de nos déchets ?

Le seul argument de l’augmentation du volume ne suffit pas bien qu’il y a 15 ans, les tendances  pouvaient paraître alarmantes. En effet, en 11 ans, entre 1995 et 2006, France métropolitaine a vu la quantité de déchet par habitant croître de 16,18%. Si l’on tient compte de l‘accroissement de la population française, on a traité 23,04% de déchets supplémentaires en 2006 par rapport à 1995.

En revanche, le coût des déchets a été multiplié par 3 entre 1990 et 2004.

La nécessité de gérer les déchets est motivée par une population, qui, avec l’élévation du niveau de vie, a des fortes exigences de qualité environnementale :

  • l’expansion des zones résidentielles autour des centres urbains n’aurait pas été possible dans de telles proportions avec les décharges à ciel ouvert. Gérer les déchets contribue au dynamisme économique du bâtiment, accroît la valeur du bâti et, par conséquent, celle du patrimoine de la population.
  • Gérer les déchets permet de maîtriser les impacts sur la santé humaine, en effet, les études médicales confirment les craintes de la population, par exemple, cette étude du Lancet rapportée par caducée.net. Ainsi, gérer les déchets contribue à la maîtrise des coûts de santé et à la productivité des entreprises dont les collaborateurs sont en meilleure santé
  • Gérer les déchets permet de maîtriser les effets polluants à moyen terme sur l’environnement, notamment la perturbation de la chaine alimentaire avec l’accumulation des métaux lourds ou bien la disparition de certaines espèces. Cela contribue à préserver le patrimoine santé de nos enfants et à maîtriser les coûts futur de leur alimentation.

Aujourd’hui tout le monde est convaincu qu’il faut considérer les coûts sociaux générés par l’activité économique et les financer. C’est exactement l’approche du développement durable.

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News sur le front des énergies renouvelables

icon_preknowledgeSuite à l’annulation par Conseil d’Etat de l’arrêté du 10 juillet 2006 fixant les tarifs de rachat de l’électricité éolienne par EDF, le ministère de l’écologie a confirmé le prix actuel de rachat de l’éolien, alors d’aucuns espéraient une révision à la baisse.
Le prix de rachat actuel, 84 euros le MWh, en regard du coût de production estimé entre 50,4€/MWh et 73,5€/MWh selon le nombre d’heures de fonctionnement, laisse une marge d’exploitation confortable, sur la justification que le prix de rachat est proche du coût moyen de production de l’électricité constaté à 90€ sur PowerNext en octobre.

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